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Histoires en trois actes

April 25, 2018  •  Laisser un commentaire

Si le triptyque semble trouver son origine dans l'art religieux, et plus précisément chrétien, où ses caractéristiques ont été employées au Moyen-Âge dans l'ornementation des retables, la photographie s'en est aujourd'hui largement emparé. La référence à la Trinité dans le nombre d'images déclinées est un peu oubliée de nos jours, mais la règle des trois volets demeure, et avec elle bien des variantes d'un récit photographique en trois actes.

Référence théâtrale qui me ramène plus modestement à l'origine des triptyques que je vous présente aujourd'hui : comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, je me mis à faire des triptyques sans en avoir d'abord conscience. Par un après-midi automnal maussade, une promenade dans le bois de Vincennes fit de moi le spectateur complaisant de deux scènes singulières, coup sur coup. D'abord, un jeune chien fougueux offrait à mon objectif une mise en scène bien réglée, avec le concours de quelques corbeaux, sur le thème éternel du chasseur rentrant bredouille. Le triptyque du « Chasseur » n'avait plus qu'à mûrir.

Triptyque du chasseur (cadre en chêne brut, format 60x20)

A quelques pas, quelques minutes plus tard, changement d'acteur, et de décor. La frondaison d'or et d'émeraude, la lumière diffuse d'un temps nuageux, et cette apparition progressive : une danseuse, vêtue de vert et de rouge, répète sa chorégraphie au milieu des feuilles mortes. Prise de vue sur le vif, méthodes peu orthodoxes de voleur d'images, certes, mais dans une atmosphère poétique qui n'apparaît que très rarement dans un viseur sans qu'on ait tenté de la provoquer.

Triptyque de la danseuse (cadre en chêne brut, format 60x20)

Depuis, d'autres triptyques ont vu le jour, en suivant toujours la même règle : sans préméditation. L'association des images se fait après coup, non au moment de la prise de vue, mais en travaillant sur les images. Des clichés peuvent ainsi se révéler par surprise, des histoires ou des liens jaillir à l'écran. Si l'on retrouve toujours l'unité de temps et de lieu, l'unité d'action n'est pas systématique. Le triptyque des « Paysages morvandeaux » ne se développe pas comme un récit, mais plutôt comme un inventaire, un portrait sous trois angles : la pierre, la forêt et l'élevage, trois caractéristiques de la campagne morvandelle liées par un paysage vallonné dont la ligne d'horizon se prolonge d'un cliché à l'autre.

Triptyque : Paysages morvandeaux (cadre en chêne brut, format 60x20)

Tous ces triptyques sont présentés dans des cadres en chêne brut (possibilité de remplacer le cadre en bois par de l'alu noir), avec passe-partout en contrecollé vergé blanc. Comme toutes les photographies proposées sur mon site, les tirages et passe-partout sont signés, numérotés, et reproduits dans la limite légale de 30 exemplaires maximum, tous formats confondus. Disponibles en 60x20, 90x30 et 120x40 cm (dimensions hors cadre). Tarifs et renseignements complémentaires sur demande.

 

> Voir la galerie des triptyques.


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